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Accueil du site / Actualité / Les Brèves / Télétravail, un projet qui manque de souffle

Le télétravail en pleine actualité.

La négociation en cours sur le télétravail arrachée par la CFDT et la CFTC (après bientôt 20 ans) dans notre entreprise se situe dans un contexte un peu particulier.Après les accords européens et interprofessionnels cela ne bouge guère. Pour cela le gouvernement prépare une loi sur le sujet pour la rentrée permettant, entre autres, de faire bénéficier d’allégements fiscaux les entreprises volontaires retranscrivant l’accord interprofessionnel en ce qui concerne la protection des salariés. La presse, elle, se fait l’écho de plusieurs expérimentations comme celle de « Téléperformance » ou d’assises nationales.

 

Pendant ce temps France Télécom regarde passer le train.

Notre direction, elle, reste très frileuse sur le sujet voir même ringarde. Son modèle « tayloriste » de l’organisation du travail dans les centres d’appels tourne au dogme. De fait, le beau discours sur le développement durable sonne faux dès qu’il s’agit de l’appliquer à soi même. Certes, le concept est complexe, puisqu’il touche non seulement à l’individu et à son cadre de travail, mais aussi aux process de l’entreprise, au mode de ressources humaines et au management.

 

Un projet d’accord marqué par un manque d’ambition évident.

Alors que le préambule a comme objectif « que cet accord fixe les principes de mise en œuvre et de développement du travail à distance dans le groupe France Telecom », et que « cette politique volontariste sera menée en impliquant les partenaires sociaux, le management et le personnel », dès qu’il s’agit de rentrer dans le concret le texte manque de volonté politique. En effet, ne peuvent pas être éligibles, les postes ou activités ne pouvant faire l’objet d’un contrôle et d’une mesure de la quantité et de la qualité de la contribution du salarié.

De fait, pour FT le télétravail n’est compatible qu’avec des activités pouvant être exercées de manière autonome et sans la présence régulière de soutiens et de managers.

En clair, les centres d’appels en sont exclus.

 

Face à cette situation, la CFDT demande que des expérimentations soient faites dans tous les métiers :

q      Les DT et Divisions doivent se porter candidates et proposer des sites ;

q      Un cadrage national doit être proposé pour conduire les expérimentations sur le terrain avec une liste d’indicateurs et une méthodologie;

q      Une commission du suivi locale doit piloter les expérimentations ;

q      Un bilan annuel doit être réalisé au niveau national